Une rentrée 2021 sous le signe de l’expérience RH des collaborateurs

Par Isabelle Bornert - 2 septembre 2021 - Temps de lecture: 3 minutes

Conseils pratiques

Après 18 mois de crise sanitaire, marquée notamment par le chômage partiel et le télétravail généralisé, ce mois de septembre est synonyme, pour nombre de salariés, de retour à une activité professionnelle et des conditions de travail « normales ». Les entreprises ont tout intérêt à tirer les conséquences de la crise pour mieux répondre aux besoins des collaborateurs, aussi bien en termes de santé mentale que de bien-être au travail.



Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur la santé des français ? C’est à cette question que Upfeel.io, une start-up dédiée au mieux-être des salariés, a souhaité répondre en interrogeant un panel de salariés. Pour 63 % des français interrogés, la pandémie a entraîné des conséquences néfastes sur leur santé mentale et/ou physique. Et peu de chances que celles-ci aient magiquement disparu pendant les congés estivaux… C’est donc un chantier d’importance qui s’ouvre pour les entreprises : engager ou renforcer une démarche ambitieuse de gestion des risques psychosociaux, en adoptant les principes généraux de l’obligation de sécurité incombant à l’employeur.

Prévenir et gérer les risques psychosociaux

L’enjeu consiste à détecter rapidement les signaux faibles et les situations à risque, en misant sur deux approches complémentaires :

• S’attaquer à la source en tâchant d’adapter le travail à l’individu, et non l’inverse, dans une logique d’intervention très en amont – diagnostic des postes, réflexion sur l’organisation et les méthodes de travail, etc. ;

• Planifier la politique de prévention en y intégrant l’ensemble des éléments en jeu, dont la qualité du climat social, les relations interpersonnelles et les risques liés au harcèlement moral.

Chaque organisation va devoir adapter sa démarche à sa culture et son fonctionnement : comment détecter efficacement les risques psychosociaux ? Quelle méthode mettre en place ? Quels sont les principaux indicateurs à définir et suivre ?

Améliorer la qualité de vie au travail

La rentrée peut aussi être l’opportunité de renforcer les actions en faveur de la qualité de vie au travail. En effet, alors que les envies de reconversion professionnelle ou de changement d’employeur concernent un nombre croissant de salariés, les entreprises risquent de laisser partir de nombreux talents. Quant à celles et ceux qui resteront, rien de garantit que leur motivation demeurera à un niveau élevé…

De multiples études l’ont démontré : la qualité de vie au travail est un vecteur majeur d’engagement, et donc de performance pour l’individu et pour l’entreprise. Elle a un impact positif sur les relations interpersonnelles, l’ambiance interne, la qualité du travail et la productivité. Plusieurs facteurs y contribuent, comme le dialogue social, la prise d’initiative et la capacité à agir, ou encore l’innovation organisationnelle. Autant de leviers sur lesquels l’entreprise peut agir pour favoriser le bien-être dans le cadre professionnel. D’après le baromètre établi par Upfeel.io, la moitié des actifs attendent de l’employeur qu’il propose des activités collectives, comme des challenges d’équipe, mais aussi des actions dédiées au développement personnel – pour agir sur des leviers individuels tels que la motivation et la confiance en soi.

Renforcer l’accompagnement managérial

Très mobilisés depuis les débuts de la crise pour maintenir le lien avec les membres de leur équipe, les managers de proximité vont à nouveau être mis à contribution pour améliorer l’expérience RH des collaborateurs. Ils peuvent notamment être amenés à :

• Réaliser un bilan du vécu individuel de cette période, avec chacun de leurs collaborateurs ;

• Identifier les principaux leviers de motivation et de reconnaissance de leur équipe.

Cette démarche est d’autant plus importante que les entreprises françaises sont peu à l’écoute de leurs salariés. D’après une étude menée par le cabinet UKG dans 11 pays, auprès de plusieurs milliers d’employés, près de neuf actifs français sur dix ont le sentiment que les salariés de leur entreprise ne sont pas entendus de manière juste ou égalitaire. La France figure aussi parmi les trois premiers pays, avec l’Inde et les États-Unis, où les jeunes actifs se sentent le plus négligés.

La ligne managériale est donc attendue pour être davantage à l’écoute des besoins, ressentis et envies des salariés, et pour mieux prendre en compte leur état émotionnel.

Plutôt que de mettre l’accent sur un retour au « monde d’avant », les entreprises peuvent profiter de la reprise post-estivale pour poser les bases d’un nouveau pacte social avec leurs salariés – mieux équilibré, plus bienveillant, davantage dans l’accompagnement et l’écoute. En misant ainsi sur une expérience RH collaborateur de qualité, elles seront mieux armées pour fidéliser leurs talents et (re)gagner un réel avantage concurrentiel.

 

 

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