Les Français misent essentiellement sur le réseau pour trouver un emploi

Avec la pandémie, la plupart des recrutements et des onboardings se sont malgré tout déroulés en face-à-face l’année dernière

22 juin 2021

Paris (France), le 22 juin 2021 – Le plus souvent, c'est via un membre de la famille ou un ami, et donc le réseau, que nous trouvons un nouvel emploi. En effet, d’après une récente enquête du spécialiste RH et paie SD Worx. Plus de 18 % des collaborateurs en France et en Europe auraient été recrutés à leur poste actuel grâce à leurs réseaux et plus particulièrement à leurs connaissances personnelles (16,8%). Les nouvelles recrues se font également connaître grâce aux sites dédiés à la recherche d’emploi (20,4%) ou encore aux organismes gouvernementaux spécialisés (Pôle emploi, etc.) dans un cas sur dix. Étonnamment, les réseaux sociaux comme LinkedIn (3,3%), Facebook (3,5%) et Twitter (2,2%) ne sont que peu plébiscités. Au contraire, « la chasse aux talents » a le vent en poupe puisqu’un collaborateur sur dix en moyenne a été approché directement par l’entreprise. Enfin, 7,8% sont passés par des agences d’intérim et 4,7% par des agences de recrutement. À la lumière de ces éléments, les entreprises auraient alors tout intérêt à miser sur leur marque employeur pour trouver le talent dont elles ont besoin, tout particulièrement dans cette période de reprise économique.

Au niveau européen, l’Allemagne reste le pays où le réseau personnel est le plus plébiscité (24 %). En Belgique (16 %) et en France (20 %), les sites d'offres d’emploi sont les canaux les plus utilisés. Enfin, les Britanniques parviennent le plus souvent à trouver leur emploi directement sur le site web de l’employeur (17 %). 

Les médias sociaux ont une marge de progression importante 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les réseaux sociaux se trouvent très loin dans le classement lorsqu’il s’agit de trouver un emploi. En fait, cela s’inscrit dans la tendance générale où les outils de recrutement digitaux ne sont que peu utilisés : par exemple, seuls 4,5% des collaborateurs Français ont été approchés par email ou encore en ligne. Ces résultats sont toutefois à nuancer et pourraient s’expliquer par la fidélité de certaines des personnes interrogées dans le cadre de cette étude. En effet, certains des répondants travaillent depuis plus de 20 ans pour leur employeur actuel et ont été recrutés à une période où les réseaux sociaux n’étaient qu’à leurs balbutiements.

« L’utilisation limitée des réseaux sociaux en matière de recrutement peut sembler étonnante. Pourtant, avec un secteur du recrutement de plus en plus compétitif, les entreprises auraient tout intérêt à investir dans ces canaux pour trouver les bons profils. Investir dans la marque employeur aide définitivement les entreprises à attirer les meilleurs candidats potentiels. Communiquez sur votre culture d’entreprise et vos valeurs, votre rôle dans votre secteur et de manière générale en tant qu’employeur ou encore sur les avantages que vous pouvez offrir à vos collaborateurs », déclare Jean-Marie MOZZICONACCI, Directeur Général chez SD Worx France. 

7 collaborateurs sur 10 seraient satisfaits du processus de recrutement 

De manière générale, les Français interrogés semblent satisfaits du processus de recrutement qu’ils ont pu emprunter : 71 % l’ont ressenti comme positif à très positif, 22 % sont plutôt neutres à ce sujet, presque 6 % l’ont vécu négativement.  
 
Les Pays-Bas obtiennent le meilleur score, avec 89 % des répondants qui évoquent une expérience positive à très positive. D’un autre côté, les Français sont plus sceptiques par rapport aux tests de sélection et à la communication en amont et en aval de l’entretien. Enfin, les Britanniques sont les moins convaincus lorsqu’il s’agit d’évaluer le temps consacré à l’ensemble du processus et à la communication avant et après l’entretien d’embauche.  
 
Autre point, et sans grande surprise, un quart des tests de sélection et près d’un cinquième des entretiens d’embauche auraient été menés en ligne l’année dernière, conséquence directe de l’épidémie.

« Les entretiens et les tests sont devenus la routine et ne bénéficient pas réellement d’une appréciation positive », explique Jean-Marie MOZZICONACCI. « Il est toujours intéressant d’évaluer régulièrement ces parties du processus de recrutement et de les mettre à jour. Plus vos candidats l’apprécieront, plus il sera facile pour votre entreprise d'attirer de nouveaux candidats potentiels. Les candidats sont, en quelque sorte, comme des clients : s’ils ont une mauvaise expérience, ils n’hésiteront pas à en parler autour d’eux. Lors d’un recrutement, l’accent ne peut pas uniquement être mis sur l’expérience professionnelle ou les aptitudes du candidat. Il est en effet préférable d’investir suffisamment de temps pour vérifier si sa motivation, ses valeurs et sa personnalité sont compatibles avec la culture de votre entreprise. » 

Seul 1 employé sur 20 a une mauvaise expérience en matière d’intégration 

Après avoir procédé au recrutement de votre talent vient ensuite l’étape dite d’« onboarding ». En France, près de 8 employés sur 10 ont perçu le processus d’intégration chez leur nouvel employeur comme étant positif, voire très positif. 18 % avaient un sentiment plutôt neutre à cet égard, alors qu’environ 5% s'est senti mal accompagné par le nouvel employeur.  
 
En dépit de la pandémie, l’accueil des nouveaux collaborateurs s’est encore majoritairement déroulé en face à face l’année dernière (4 cas sur 5). La tendance constatée reste la même tout au long de l’intégration du collaborateur avec 77% des répondants ayant indiqué avoir été accompagnés en physique. Dans la moitié des cas, un collègue a d’ailleurs procédé à l’accompagnement, suivi ensuite par le supérieur direct (37%). 7% se sont vu attribuer un mentor ou un buddy, tandis que 16,8 % ont dû se débrouiller seuls et n’ont pas bénéficié d’un accompagnement pendant les premières semaines de travail.  
 
Aux Pays-Bas, 2 employés sur 3 bénéficient du soutien d’un collègue. Dans la moitié des cas, les employeurs ou managers Britanniques se chargent eux-mêmes d'une partie de l’onboarding. En France (17 %) et au Royaume-Uni (15 %), les nouveaux collaborateurs doivent le plus souvent se débrouiller seuls au moment de leur intégration. 

« La majorité des entreprises ne consacrent malheureusement pas suffisamment de temps et d’énergie à l’onboarding de leurs nouveaux collaborateurs », explique Jean-Marie MOZZICONACCI. « Pourtant, faciliter l’intégration des nouvelles recrues est un aspect important. C'est tout aussi avantageux pour les collaborateurs que pour l’entreprise. Un bon onboarding est un processus d’intégration qui commence, de préférence, avant même que le collaborateur n’ait amorcé sa prise de poste. »

À propos de l’enquête 

Afin d’avoir une meilleure idée de l’ensemble du parcours et du vécu du collaborateur au niveau européen, le spécialiste RH et paie SD Worx a mandaté une enquête. Celle-ci portait sur les collaborateurs réguliers, les indépendants, les collaborateurs détachés et les travailleurs temporaires. L'enquête s'est intéressée à l’ensemble du processus de recrutement du point de vue du collaborateur auprès de 5.000 employeurs issus de cinq pays. Cela va de l’attraction de nouveaux employés à l’engagement proprement dit, en passant par l’intégration au sein de l’entreprise, l’exécution du travail, le développement et l’avancement, la rémunération et le départ de l’organisation. L’enquête date d’avril 2021 et a eu lieu dans les pays suivants : Allemagne, la Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni. L’étude a rassemblé des entreprises de toutes tailles, dans différents secteurs.