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Les entreprises françaises et européennes accentuent l’externalisation de leur paie

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Près de huit employeurs français sur dix (78 %) utilisent déjà une solution externe (SaaS, MPS ou BPO) pour leur gestion de la paie, un chiffre nettement supérieur à la moyenne européenne (72 %). Aujourd’hui, 51 % des entreprises françaises externalisent à la fois le logiciel et les services de paie, confirmant une tendance de fond vers le recours à des experts externes.

Selon la dernière étude du prestataire européen de solutions RH, SD Worx, 42 % des entreprises françaises ont recours à l’externalisation de la paie, s’appuyant sur un logiciel tiers complété par l’intervention d’experts selon leurs besoins. Ce modèle est particulièrement ancré en France, bien qu’il soit encore plus populaire en Belgique, en Italie et aux Pays-Bas (57 % chacun).

L’externalisation totale de la paie gagne également du terrain : si 9 % des entreprises françaises y ont recours aujourd’hui (contre 6 % en moyenne en Europe), ce chiffre devrait bondir pour atteindre 16 % d’ici 2029. La France se positionne ainsi, aux côtés de la Belgique, de la Finlande et des Pays-Bas, comme l’un des pays où la croissance attendue de l’externalisation totale est la plus forte.

À l’inverse, la gestion interne recule. Seules 15 % des entreprises françaises gèrent encore leur paie et leurs logiciels entièrement en interne, contre une moyenne européenne de 19 %.

    Entre formation des équipes et retard technologique

    Si les entreprises externalisent de plus en plus leur paie, elles continuent d’investir dans leurs équipes en interne. Pour 22 % des professionnels RH européens, la formation et la montée en compétences des équipes Paie est la priorité absolue en 2026. Le développement de solutions en libre-service (21 %) vient en seconde position. En effet, cela permettrait aux salariés d’accéder plus facilement à leurs bulletins de paie ou de demander des congés – un service encore absent selon six salariés sur dix.

    À l’échelle européenne, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de paie demeure encore timide, avec seulement 18 % des entreprises prévoyant d’intensifier leurs investissements. Ce constat global cache pourtant de fortes disparités géographiques. Les pays nordiques font figure de pionniers : la Finlande se distingue par des taux d’adoption nettement supérieurs à la moyenne, avec 37 % d’utilisation pour la gestion de la paie et le suivi des temps, et 32 % pour le reporting. La Norvège affiche une maturité similaire, l’IA y étant déjà largement ancrée dans les pratiques RH.

    En France, le déploiement de l’IA est plus progressif et se concentre aujourd’hui sur trois piliers : le suivi des temps et des présences (31 %), le reporting et les analyses (28 %), et la gestion de la paie (27 %). Si le pays est encore en phase d’adoption, les perspectives d’évolution sont réelles : 19 % des entreprises françaises prévoient de faire de l’IA une priorité d’ici 2026. 

      La paie en France : un défi de confiance, de lisibilité et de conformité

      La paie constitue un pilier fondamental de la relation au travail, mais l’étude révèle que ce « moteur de confiance » est aujourd’hui fragilisé par d’importants enjeux de conformité et de perception. Si 67 % des employés européens jugent la gestion de leur paie fiable et précise, 32 % des employeurs ont pourtant fait face à des problèmes de conformité ou à des audits négatifs au cours des douze derniers mois. 

      En France, la situation est particulièrement contrastée puisque seuls 57 % des salariés estiment que leur paie est traitée de manière rigoureuse ; ce qui représente le score le plus bas de l’échantillon européen, loin derrière l’Irlande à 75 % ou l’Allemagne à 78 %. Ce manque de confiance se double d’un défi de ponctualité : si 83 % des Européens (et 90 % des Finlandais) déclarent être toujours payés à temps, ce chiffre tombe à 78 % pour les salariés français.

      La complexité administrative demeure un obstacle majeur dans l’Hexagone : seulement 58 % des salariés français trouvent leur bulletin de paie facile à lire, contre 69 % en moyenne en Europe et 81 % en Irlande. Un écart qui révèle un retard structurel dans la modernisation des outils de paie. La sécurité des données constitue un second point d’alerte : 60 % des salariés français se déclarent convaincus de la protection de leurs informations personnelles, loin derrière leurs homologues allemands (73 %) et norvégiens (74 %). Dans un contexte où la souveraineté européenne des données s’impose comme un critère de choix, ces écarts plaident pour des plateformes hébergées en Europe et conformes au RGPD.

        La paie opère une mutation profonde : elle évolue d’une activité transactionnelle de back-office vers une fonction stratégique. La complexité réglementaire augmente et les attentes en matière de sécurité des données ne cessent de croître. L’enjeu des prochaines années réside dans la capacité des entreprises à transformer la donnée sociale en outil de pilotage. En France, nous observons une volonté marquée de la part des entreprises de passer à des plateformes intégrées et durables pour réduire les missions laborieuses et répétitives tout en améliorant la précision. La fiabilité et la souveraineté des données ne sont plus une option, c’est le socle de la confiance entre l’employeur et ses salariés.
        Jean-Baptiste-de-Charette

        Jean-Baptiste de Charette

        Market Leader France

        SD Worx

        Méthodologie de l’étude

        Pour rester au plus près des attentes des entreprises et des salariés, SD Worx mène régulièrement des études approfondies à travers l’Europe. L’analyse de la dernière enquête « HR & Payroll Pulse » apporte aux entreprises des éclairages utiles pour affiner leur stratégie RH et paie et la rendre pérenne.

        L’enquête a été réalisée entre le 27 janvier et le 20 février 2026 par le SD Worx Research Institute, dans seize pays européens : Belgique, Allemagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Croatie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovénie, Espagne, Royaume-Uni et Suède. Au total, 5 936 décideurs RH et 16 500 salariés ont été interrogés. Au sein de cet échantillon, 300 décideurs RH et 1000 salariés français ont été interrogés. Les résultats offrent une photographie représentative du marché du travail dans chaque pays.

          A propos de SD Worx

          Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.

          En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les employés, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des employés et assurer leur succès.

          En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros. 

          Plus d’informations sur www.sdworx.fr / Suivez-nous sur LinkedIn

          Contact presse

          Jana-Sofie StrobelPR Manager SD Worx France