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IA : 44 % des RH français font évoluer leurs pratiques RH

Przygotowanie działów HR do przyszłości rynku pracy: trendy w planowaniu zatrudnienia w Europie w 2026 roku

Une étude SD Worx menée auprès de 5 936 responsables RH en Europe (et en France) montre une accélération des investissements IA côté RH : 44 % des RH français déclarent investir dans l’IA en 2026 (vs 35 % en 2025). Pourtant, seuls 3 employeurs sur 10 constatent déjà des résultats clairs, la principale difficulté restant l’alignement des processus et le manque d’expertise interne.

De plus en plus d’entreprises explorent les possibilités de l’intelligence artificielle. Par exemple, 35 % des RH français étudient la manière dont l’IA peut soutenir leur environnement de travail, contre 32 % en 2025. Malgré cette légère progression, les résultats montrent qu’ils sont toutefois à la traîne par rapport à leurs homologues européens (54 %). 

Les entreprises françaises de taille intermédiaire (250 à 2 499 salariés) se démarquent par une forte propension à investir dans l’IA (59 %). Cette part atteint 57 % parmi les grandes entreprises, contre 47 % pour les structures de moins de 250 salariés.

    Une préférence pour la combinaison de l’humain et de l’IA

    Du côté des RH français interrogés, les domaines RH prioritaires pour l’utilisation et le développement de l’IA sont principalement le suivi des temps de travail (34 %), la gestion de la paie (32 %) ainsi que le contrôle de conformité et de la veille réglementaire (25%). Le reporting et l’analyse (26 %) et la planification des effectifs (24 %) figurent également parmi les priorités.

    Beaucoup estiment que l’IA ne remplacera pas encore totalement l’humain dans le domaine des RH. Pour ces professionnels, une combinaison des deux est plus que souhaitable. Par exemple, 38 % estiment que le suivi des temps de travail peut être partiellement automatisé, à condition de maintenir une supervision humaine. Pour le reporting et l’analyse, ce chiffre est de 41 %, et de 42 % pour la gestion de la paie. Les employeurs envisagent également une collaboration homme-machine pour la planification des effectifs (41%). En revanche, les employeurs préfèrent conserver certaines missions plus relationnelles à l’humain, tels que le bien-être des employés (61 %) et le soutien à la santé mentale (51 %). La France se distingue de la majorité européenne en matière de formation : 44% des RH français préfèrent confier ce sujet à des personnes en chair et en os uniquement, contre 33 % pour le reste de l’Europe.

      35 % privilégieraient l’IA plutôt que des recrutements supplémentaires

      L’IA passe ainsi progressivement de la phase expérimentale à une application plus pratique des opérations RH quotidiennes. Par exemple, 35 % des entreprises adaptent leurs pratiques RH pour permettre une meilleure collaboration entre l’homme et l’IA. De plus, 41 % repensent activement les processus et flux de travail pour créer un environnement centré sur l’IA et l’automatisation. Sur ce point, plus de trois employeurs sur dix constatent déjà des résultats concrets.

      Cette évolution modifie aussi le regard que portent les entreprises sur le travail et sur leurs collaborateurs. Ainsi, 39 % des employeurs français s’attendent à fonctionner avec des effectifs plus réduits dans les années à venir à cause de l’IA. Près de la moitié (46 %) indiquent également que l’IA réduit déjà le besoin de certains rôles ou pour certaines missions. La Norvège se distingue sur ce point (60 %), suivie de l’Irlande (57 %) et de la Pologne (54 %). Pour stimuler la productivité, plus d’un tiers des employeurs (35 %) seraient également plus enclins à déployer l’IA qu’à embaucher du personnel supplémentaire.

        La maturité de l’IA en France et en Europe

        Cependant, le manque de compétences et d’expertise interne continue de freiner de nombreuses entreprises : 32 % déclarent manquer des connaissances nécessaires en interne. Plus de quatre entreprises sur dix (36 % - contre 44% en Europe) investissent toutefois dans la formation des employés pour renforcer leurs compétences en IA. Enfin, 30 % des employeurs français citent la résistance au changement de la part des salariés ou dirigeants comme raison principale pour laquelle les projets d’IA donnent actuellement peu de résultats.

        La vitesse d’adoption de l’IA varie considérablement d’un pays à l’autre. En termes de maturité, la Norvège est en tête du classement européen. L’Irlande et le Royaume-Uni complètent le podium, et la Croatie et la Serbie ferment la marche. 

        SD Worx a évalué la maturité des entreprises en matière d’IA sur la base de six domaines : l’exploration du potentiel de l’IA, l’investissement, la montée en compétences des employés, l’adaptation du workflow et la capacité à déployer des solutions à grande échelle.

          En France, 36 % des employeurs affirment avoir mis en place une politique encadrant l’utilisation éthique et responsable de l’IA au sein de leurs RH. Si cette dynamique témoigne d’une prise de conscience encourageante, elle ne constitue qu’une première étape. Désormais, les entreprises doivent aller plus loin en structurant une gouvernance solide, fondée sur des règles claires, des responsabilités bien définies et des mécanismes de reporting rigoureux. Les plus performantes dans ce domaine sont celles qui adoptent une approche stratégique. Elles déploient l’IA avec des objectifs précis et des résultats mesurables, libérant ainsi leurs collaborateurs des tâches répétitives pour les recentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Pour maximiser ce potentiel, l’investissement ne doit pas se limiter aux outils technologiques. La formation, l’accompagnement au changement et une communication transparente sur l’évolution des rôles sont tout aussi essentiels pour instaurer un climat de confiance et garantir une adoption réussie de l’IA à tous les niveaux de l’entreprise.
          Jean-Baptiste-de-Charette

          Jean-Baptiste de Charette

          Market Leader France

          SD Worx

          Un potentiel report de la prochaine échéance de l’IA Act ?

          Alors que l’adoption de l’IA ne cesse de croître, l’Union européenne a introduit l’AI Act ; un cadre juridique uniforme auquel toutes les entreprises au sein de l’UE doivent se conformer. Entrée en vigueur le 2 février 2025, cette loi est mise en œuvre progressivement.

          Ainsi, les entreprises doivent s’assurer que leurs collaborateurs possèdent une culture de l’IA suffisante et sont capables d’identifier les systèmes d’IA utilisés afin d’éviter ceux qui violent les lois, les valeurs et les droits fondamentaux applicables sur ce territoire. Depuis le 2 août 2025, les organisations qui développent ou déploient ces systèmes d’IA interdits risquent de lourdes amendes.

          Dans le cadre de l’AI Act, la prochaine échéance est prévue pour le 2 août 2026. Dès lors, les entreprises utilisant un système d’IA critique devront se conformer à des exigences strictes concernant la documentation, l’évaluation des risques, la transparence et la gouvernance. Cependant, une demande a été soumise pour reporter cette échéance au 2 décembre 2027. Bien que cette proposition n’ait pas encore été approuvée, les entreprises concernées doivent donc garder un œil sur cette décision et se tenir prêtes. 

            Méthodologie de l’étude

            Pour rester au plus près des attentes des entreprises et des salariés, SD Worx mène régulièrement des études approfondies à travers l’Europe. L’analyse de la dernière enquête « HR & Payroll Pulse » apporte aux entreprises des éclairages utiles pour affiner leur stratégie RH et paie et la rendre pérenne.

            L’enquête a été réalisée entre le 27 janvier et le 20 février 2026 par le SD Worx Research Institute, dans seize pays européens : Belgique, Allemagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Croatie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovénie, Espagne, Royaume-Uni et Suède. Au total, 5 936 décideurs RH et 16 500 salariés ont été interrogés. Au sein de cet échantillon, 300 décideurs RH et 1000 salariés français ont été interrogés. Les résultats offrent une photographie représentative du marché du travail dans chaque pays.

              A propos de SD Worx

              Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.

              En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les employés, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des employés et assurer leur succès.

              En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros. 

              Plus d’informations sur www.sdworx.fr / Suivez-nous sur LinkedIn

              Contact presse

              Andreea EXTRAT ARHIP
              Andreea EXTRAT ARHIPDirectrice Marketing