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Blue Monday : faire de la santé mentale une priorité RH

-Temps de lecture: 3 Minutes

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Stress permanent, charge mentale au plus haut, déprime, burn-out… La crise sanitaire n’en finit pas d’impacter durablement la santé psychologique des collaborateurs. Les employeurs sont de plus en plus nombreux à prendre conscience de cette problématique majeure, sans savoir toujours comment y remédier. Plusieurs actions peuvent pourtant être facilement mises en place.

Le troisième lundi du mois de janvier serait le jour le plus déprimant de l’année. Si ce désormais fameux Blue Monday ne repose sur aucune validité scientifique – il a été établi dans les années 2000 à la demande d’une agence de voyages britannique pour booster les demandes de vacances au soleil –, il a au moins le mérite de mettre en lumière la question de la santé mentale au travail.

Une santé mentale effectivement mise à mal par la pandémie et ses conséquences depuis deux ans : le « stop & go » de la vie sociale, l’isolement social ressenti par certains télétravailleurs ou encore l’angoisse ressentie par les professionnels de la « deuxième ligne ». De la déprime passagère au burn-out installé, la problématique est multiforme et appelle un plan d’action ambitieux.

Deux fois plus de salariés stressés qu’avant la crise

La première étape est celle de la prise de conscience, appuyée sur de nombreux résultats d’études. Celle menée par Dynamic Workplace et Speak & Act met l’accent sur l’augmentation de la charge mentale. 60 % des salariés se considèrent comme stressés, une proportion deux fois plus importante qu’avant la crise. Le retour au bureau et la pression associée à la reprise constituent aujourd’hui des sources de stress supplémentaires.

Par ailleurs, comme le révèle le dernier baromètre OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine, réalisé à l’automne 2021, près de quatre salariés sur dix s’estiment en situation de « détresse psychologique », et le nombre de cas de burn-out sévère continue d’exploser, concernant 2,5 millions de salariés. En conséquence deux tiers des décisionnaires RH mènent ou prévoient de mener une réflexion sur l’accompagnement psychologique des collaborateurs.

Les règles de déconnexion, premier levier de prévention

Il est crucial d’opter pour une logique préventive, en misant sur des leviers propices au bien-être au travail : la reconnaissance de la contribution de chacun à la performance collective ; ou encore la communication, précise et transparente, de l’entreprise pour exposer sa stratégie face à la crise et ses ambitions pour l’avenir. Cette approche est indispensable mais doit aller plus loin en s’inscrivant dans une véritable politique de prévention des risques psychosociaux.

En la matière, le télétravail appelle un cadre. D’après l’étude de Dynamic Workplace et Speak & Act, la charge mentale se caractérise notamment par l’essor du travail le weekend, ou la lecture des mails professionnels avant d’aller dormir. Près d’un collaborateur sur deux indique que les situations et mails « urgents » se sont multipliés depuis la crise. Les employeurs ont donc un premier levier à activer : celui des temps de déconnexion imposés, avec par exemple l’interdiction de se connecter après 19h et le weekend.

Former l’interne, des managers aux collaborateurs

Plusieurs actions managériales sont également à privilégier :

• Suivre précisément les indicateurs d’absence et leur évolution – avec une vigilance particulière sur le nombre et la durée des arrêts de travail ;

• S’assurer régulièrement, avec les membres de l’équipe, que le niveau de charge de travail reste supportable ;

• Proposer des enquêtes internes dédiées au niveau de bien-être des salariés, et mettre en œuvre des plans d’action correctifs ;

• Réaliser des points réguliers, associant le management de proximité et l’équipe RH, sur l’ensemble de ces indicateurs – taux d’absentéisme, niveau de charge de travail, enquêtes de climat social.

C’est aussi – et surtout – sur la formation que les employeurs ont intérêt à mettre l’accent. La prévention des risques psychosociaux est l’affaire de tous – managers, DRH, membres du CSE (comité social et économique), mais aussi les salariés eux-mêmes. Chacun est ainsi responsabilisé pour prendre sa part dans l’identification des situations critiques et la mise en œuvre des mesures.

La santé mentale est un enjeu de performance, aussi bien économique que sociale, avec un impact majeur sur l’expérience RH collaborateur. Les entreprises ont donc une carte à jouer pour se différencier, avec pour bénéfice des salariés engagés et fidélisés.

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